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Portes ouvertes au Défap pour les journées du patrimoine Samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010 de 10h à 18h

Dans le cadre des Journées du patrimoine 2010, le Défap ouvre ses portes aux visiteurs les samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010 de 10h à 18h. À cette occasion, la chapelle, le salon rouge et le jardin sont accessibles au public.

Une exposition est proposée sur le thème : « Dépendance, indépendance, interdépendance : Églises d’Afrique, Églises d’Europe, 1960-2010 », avec un coup de projecteur sur trois pays : le Cameroun, Madagascar et la Zambie, à travers une relecture de la presse protestante de l’époque et des extraits des interventions des responsables des Églises nouvellement autonomes.

Vendredi 17 septembre à 18 h

Afrique 1960 : Indépendance des états, autonomie des Églises

avec Jean-François Zorn, Faculté de théologie protestante de Montpellier et Josaphat Paluku Rubinga, pasteur de l’Église réformée de France à Cosnes-Sancerre-Bords de Loire.

La conférence sera suivie à 20 h 15 de l’inauguration de l’exposition au 102 boulevard Arago.

Samedi 18 septembre à 16h

Christianisme d’Afrique en 2010 : quelle place pour les Églises dans la globalisation du religieux ? Félix Mutombo Mukendi, Faculté de théologie protestante de Bruxelles et Cédric Mayrargue, Centre d’Étude d’Afrique noire, Bordeaux.

Avant 1887, la Société des missions évangéliques de Paris n’a pas de maison propre. Il s’agit à cette époque de loger le directeur, sa famille et les élèves missionnaires, soit une dizaine de personnes. Ce petit noyau change cinq fois de domicile en un demi-siècle : boulevard du Montparnasse (en 1823), rue de Clichy (en 1833), rue de Berlin (en 1841), rue Franklin à Passy (en 1856). En 1873, afin de rapprocher l’école des missions d’un quartier universitaire, la Société s’installe rue des Fossés Saint-Jacques.

En novembre 1885, le docteur Gustave Monod, vice-président du Comité directeur de la Société, propose la construction de la Maison actuelle. Le pasteur Alfred Boegner est alors directeur de la Smep.

À la fin du 19e siècle, l’œuvre missionnaire est sur le point de connaître un développement considérable outre-mer : on passe de quatre à sept champs de mission en quelques années. D’où l’urgence de doter l’institution d’un véritable équipement à l’instar des autres Sociétés de missions protestantes étrangères.

L’inauguration de 1887 se déroule dans la solennité, la joie et la reconnaissance publiques. Les extensions de 1909 et 1950 pourtant rendues indispensables par l’extension de l’œuvre (école des missions, librairie, hébergement, administration) sont plus discrètes.

Le Salon rouge

À l’origine, le salon rouge était la salle à manger du directeur. Elle communiquait par un monte-charge avec la cuisine située à cette époque au sous-sol 

Accrochés sur le mur de droite, des portraits de l’Amiral Comte Verhuell, premier président de la Société des missions évangéliques de Paris (Smep), Jean-Henri Grandpierre, deuxième directeur de la Smep et d’Eugène Casalis, directeur de la Smep de 1856 à 1882.

Sur les autres murs du salon, des pastels et des huiles de petite taille représentent les premiers missionnaires de la Société des missions, tous partis en Afrique australe, au Lesotho, entre 1829 et 1845.

La chapelle

Cette salle aux vastes proportions, haute de plafond, n’a servi de lieu de culte que pour les habitants de la Maison et leurs proches : les élèves missionnaires et leurs directeurs. C’est dans cette salle qu’ont été organisés les cultes de consécration des missionnaires en partance pour leur champ de travail. Quelques mariages et baptêmes y ont été célébrés.

Aujourd’hui, la chapelle sert occasionnellement de lieu de culte ; elle est aussi utilisée comme salle polyvalente pour accueillir des réunions, des expositions et des conférences.

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